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GUIDE 37 Des idées plein la Touraine
L’ajustement au réel du vécu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Vous l’aurez compris,

 

  • d’un côté le gouvernement interdit officiellement de cultiver en France le maïs OGM MON 810 jusqu’à nouvelle autorisation,

  • d’un autre côté le ministre de l’agriculture Michel Barnier garantit la possibilité d’autres cultures OGM en plein champ dès 2008

  • et le sénat, qui devait examiner le projet de loi sur les OGM présenté par le gouvernement après le Grenelle revisite entièrement le projet et par le biais de l’adoption de nombreux amendements pose les jalons d’un envahissement programmé de la France par les OGM jusque dans ses parcs naturels …


Ce projet de loi légalise par conséquent le seuil de contamination de 0,9% pour l’ensemble des cultures, signe l’arrêt de mort de l’agriculture biologique, dédouane complètement les producteurs et les détenteurs de semences de tous préjudices environnementaux et sanitaires et écarte définitivement toute possibilité d’intervention par la société civile. (ça ne vous rappelle rien ?)


Mais ce que l’on ne vous dit pas, c’est qu’il n’y a qu’une vingtaine de sénateurs qui ont assisté à tous les débats…. sur 331… alors, là rien ne va plus.


Rappelons que les français s’opposent aux OGM massivement (86%) et avec toujours plus d’arguments, qu’ils sont rejoints par une majorité d’agriculteurs.

Rappelons que le Grenelle a eu le mérite de faire se parler les anti et les pro et de faire accepter un consensus,

Rappelons que le gouvernement avait accepté le moratoire, reconnaissant l’impossibilité de la coexistence des deux cultures OGM et non OGM.

La question est bien : à qui profitent les OGM puisque personne n’en veut ?


Force est de constater une nouvelle fois le grand écart entre nous et nos institutions.

Grand écart dans leur fonctionnement, décision sans quorum, indemnité sans présence obligatoire, immunité.

Grand écart dans leur centre d’intérêt : une si faible participation face à une mobilisation générale devant le risque de contamination de tout le monde vivant.

Grand écart dans leur niveau de conscience et de compétence : les arguments développés se rapprochent plus de la propagande que d’une information éclairée.

Pourquoi donc maintenir ces structures obsolètes?


Face à ces individus peu scrupuleux, nous trouvons dans la société civile de simples citoyens et des professionnels de compétences variées, porteurs de lumière. Ceux-ci ont risqué leur vie, leur situation matérielle et professionnelle pour dénoncer l’irréparable. Ils sont poursuivis pour oser évoquer le péril pour l’humanité de certains choix. Je n’en citerai que quelques uns même si je rends hommage à tous dans mon cœur :

 

  • Dominique Guillet de Kokopelli condamné alors qu’il se bat pour préserver la biodiversité.

  • Christian Vélot , maître de conférence en génétique moléculaire à Paris Sud dépossédé de son outil de travail pour avoir informé en tant que chercheur sur les risques des OGM

  • Pierre Méneton chargé de recherche à l’INSERM - département de santé publique, poursuivi par une plainte en diffamation déposée par le lobby du sel parce qu’il a communiqué sur le rôle de la surcharge en sel de l’alimentation industrielle dans l’hypertension. Le procès a eu lieu le 31 janvier, le résultat sera connu le 13 mars.

  • Véronique Lapides traînée en justice pour diffamation par le maire de Vincennes pour oser suggérer un lien entre cancer des enfants et pollution industrielle du site de Kodak.

  • Les dizaines de femmes et d’hommes, faucheurs volontaires d’OGM, traînés devant les tribunaux pour cette action citoyenne et réfléchie qui risquent jusqu’à 5 ans de prison et 75000€ d’amende.


Retrouvez-les sur les sites,

http://sciencescitoyennes.org/ ,

www.monde-solidaire.org

http://web.mac.com/chardard.ph/iWeb/Site/Bienvenue.html

 

confirmez-leur votre soutien car l’étau se resserre et il est grand temps que les politiques que nous allons élire prennent conscience de ce que sont les vrais enjeux. Les députés seront consultés début avril, quelques semaines après les élections. A vous de les interpeller toujours et sans cesse pour que leur vécu s’ajuste enfin au réel de la VIE.

 

 

Dominique ROBERT

 

Chronique relative à l'environnement

14 Février 2008