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GUIDE 37 Des idées plein la Touraine
Errare humanum est…. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

 

 

 

Environ 5000 patients ont subi une surexposition lors d’irradiation thérapeutique entre 1987 et 2006. Ils demandent réparation pour ce préjudice. Mais de quel préjudice parle-t-on ? Les rayonnements seraient-ils dangereux ?


N’exagérons rien, avec tous les essais nucléaires qu’il y a eus, ça se saurait s’il y avait des problèmes de santé : 150 000 agents concernés sans compter les populations locales, 210 essais dont 50 atmosphériques mais tout va bien, nos essais ont été propres. Ce n’est pas comme ceux des anglo-saxons…( www.aven.fr ), et les autochtones, ils sont bien loin.


Dans notre cas, il s’agit de rayons médicaux, seraient-ils plus dangereux que ceux utilisés dans ces exemples ? Quand bien même il y aurait un petit risque, ce n’était qu’une erreur, il n’y avait aucune intention de nuire, alors est-ce si grave ?


Si ça l’est, il serait peut-être intéressant de voir ce qui se passe autour de ces 58 fleurons de la très haute intelligence française dont la taille n’a rien de comparable à celle d’un engin médical. J’avais lu que les centrales avaient des permis d’émissions radioactives, que pour fonctionner elles étaient obligées de libérer des gaz et de l’eau contaminés. Alors, où vont ces émissions sinon dans l’environnement immédiat de la centrale ?

 

Mais je dois me tromper, ce n’est pas possible dans notre pays, ça se saurait.


Et puis, c’était dans les années 95, un certain professeur de médecine, JF Viel avait observé davantage de leucémies chez les enfants vivant au voisinage de La Hague (Manche). Mais il avait dû se tromper, il n’y a pas eu d’autres études sur ce sujet parce que chez nous, les contrôles sont efficaces, ce n’est pas comme en Allemagne, l’office fédéral de protection contre les radiations vient de sortir une étude mandatée par le gouvernement : le risque de cancers augmente de 60% lorsqu’un enfant habite à moins de 5 km d’une centrale et même de 117% si on ne prend en compte que les leucémies !…

 

Et puis, on ne va pas chipoter, ce ne sont pas quelques particules transportées par le vent ou accumulées dans les sédiments qui vont être déterminantes, il n’y a que les russes pour s’inquiéter des faibles doses, et prétendre qu’une faible dose de radiation chronique peut être plus destructrice pour le génome humain qu’une forte radiation ponctuelle.

 


C’est comme les transports, chez nous, c’est bien sécurisé, et heureusement, parce que les produits nucléaires, ça aime les voyages. Du Niger ou du Canada l’uranium arrive par bateau au Havre, il doit alors gagner le sud-est de la France pour le rendre exploitable par nos centrales et ainsi transformé il sillonne les routes de notre beau pays en camions ou camionnettes banalisés. Mais comme vous le savez, une fois utilisé, il ne se composte pas alors c’est au tour des déchets de commencer leur transhumance, route, fer et eau tout est bon. Mais c’est vrai que ces moyens sont inattaquables.

Je crois pourtant me souvenir d’un jeune, Sébastien Briat, c’était en 2004 il a démontré au péril de sa vie la facilité du risque d’attentat sur les transports ferroviaires et puis il y a eu aussi Carla, non pas celle à laquelle vous pensez, mais ce navire qui a coulé en 1997, dans la mer des Açores, il avait à son bord 3 sources médicales de Césium 137, mais par 3000m de fond, il n’y a que les poissons qui pourraient se plaindre…et chacun sait que les habitants des îles ne mangent pas de poissons.

Parfois on en perd même la trace tant ils sont véloces, (faut dire qu’ils deviennent encombrants à force d’être produits !) et c’est la surprise …quand on les déniche dans de la laine de verre ou dans des matériaux de construction, mais parfois ils disparaissent dans la nature, incognito, sacrés déchets, on n’a pas fini d’en entendre parler.


Et il y a eu Tchernobyl dont c’est le 22ème anniversaire, mais pourquoi en parler ? Nous savons tous grâce à la très officielle Organisation Mondiale de la Santé qu’il n’y a eu que 56 morts et 4000 cancers de la thyroïde.

 


Tout être sain d’esprit a tout de même du mal à le croire…rappelons les faits :

Le 25 avril 1986, la direction de la centrale de Tchernobyl a voulu voir comment, en cas d’arrêt d’urgence du réacteur, on pouvait utiliser le dégagement calorifique résiduel pour produire de l’énergie électrique supplémentaire. Le test tourne mal dès les premières minutes, et en quelques secondes surviennent des phénomènes insurmontables et inimaginables jusqu’alors : Une explosion, puis un incendie. Dans le cœur, les crayons de combustible se fragmentent. Les pastilles d’oxyde d’uranium en explosant provoquent une déflagration qui soulève la dalle supérieure du réacteur, d’un poids de 2000 tonnes. La partie supérieure du cœur du réacteur est à l’air libre. Le graphite prend feu. 30 foyers s’allument….

Il faudra 10 jours et le sacrifice de plusieurs centaines de milliers d’hommes jeunes et forts pour venir à bout de cet enfer. Ces liquidateurs, mobilisés de tous les coins de la Russie n’avaient aucune idée de ce qui les attendait. C’est sans protection qu’ils ont agi et avec patriotisme bien loin d’imaginer les souffrances qui les attendaient ni l’ingratitude de leur pays.

Ils ont réussi à empêcher l’explosion nucléaire qui aurait contaminé toute l’Europe.


Aujourd’hui, 9 millions de personnes vivent sur un territoire grand comme le tiers de la France, fortement contaminé. Ils n’ont d’autres choix que de consommer des aliments contaminés. Tous les enfants sont malades. Toutes les études épidémiologiques concluent à une augmentation de tous les types de cancers causant des milliers de morts, une augmentation de la mortalité périnatale et infantile, un nombre croissant de malformations et d’anomalies génétiques, de retards mentaux et de maladies neuropsychiques, de maladies des systèmes respiratoire, cardio-vasculaire, gastro-intestinal, urogénital et endocrinien.

Alors que fait l’OMS ? Depuis le 28 mai 1959, elle a vendu son âme à l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique) et ne peut entreprendre un programme ou une activité dans le domaine nucléaire sans consulter cette dernière.

Joignez-vous à ceux qui demandent la révision de l’accord de l’OMS www.independentwho.info afin que l’on vienne en aide à ces populations victimes des mensonges du nucléaire.


Car le nucléaire sans danger et sans déchets, ça n’existe pas quelle que soit l’application, Tchernobyl est bien loin d’être fini, à l’ampleur du désastre humain s’ajoute le risque dû au combustible nucléaire si le sarcophage vient à se fissurer, et pendant des milliers d’années, i l témoignera qu’en matière de nucléaire, l’erreur n’est pas permise.

 

Pour en savoir plus, explorer sans modération l’excellent site http : www.sortirdunucleaire.org/ et tous les liens en particulier ceux de la criirad et des enfants de Tchernobyl Bélarus.

 

 

 

 

Dominique ROBERT

 

Chronique relative à l'environnement

26 avril 2008