Newsletter 
GUIDE 37 Des idées plein la Touraine
Les guides thématiques
Rechercher

Azay le Rideau - Château National

Azay le Rideau - Château National Rechercher l'itinéraire
19 rue Balzac
37190 Azay le Rideau
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
site Web
Personne à contacter: --
02 47 45 42 04
--
02 47 45 26 61

 

 

 

 

Histoire

 

C'est en 1518 que le financier richissime Gilles Berthelot épousa la fille Philippe du propriétaire d'Azay à cette époque, Antoine Lesbahy, et résolut de reconstruire à Azay un édifice seigneurial digne de sa fortune et de sa situation. C'est Philippe Berthelot elle-même qui surveilla les travaux avec l'aide probable de Guillaume Artault, curé de Saint-Cyr. Etienne Rousseau en fut le maître maçon ; mais on ne sait s'il fut le véritable architecte de ce chef-d'œuvre. La disgrâce de Semblançay fit craindre un sort pareil à Gilles Berthelot qui s'exila à Cambrai. Son château fut donné à un Antoine Raffin et appartint par la suite à divers propriétaires, parmi lesquels il faut citer au xvne siècle, Henri de Beringhen, qui fit aménager et décorer la chambre dite du Roi, et, de 1791 à 1899, les marquis de Biencourt, dont le dernier fit exécuter d'importantes restaurations.

En 1905 le château d'Azay fut acquis par l'Etat et est devenu un musée de la Renaissance.
Azay-le-Rideau avait pour armoiries : « D'azur à trois aigles d'or. »
On peut considérer le château d'Azay-le-Rideau comme un des chefs-d'œuvre de la Renaissance française et comme le type des demeures seigneuriales construites au xvie siècle, quand les tours, les courtines, les douves, devenues des moyens de défense inutiles, furent transformées et réduites à la proportion de motifs charmants de décoration.
Construit sur pilotis en partie, jusque dans le lit de l'Indre, l'édifice de Berthelot se compose d'un grand corps de logis ayant sa façade principale au nord, et d'une aile en retour dans la même direction. Chaque angle est flanqué d'une tourelle en encorbellement, sauf l'angle nord-est de l'aile secondaire où l'on construisit en 1845 une tour cylindrique « conforme au style du château » à la place d'une vieille tour qui datait peut-être de Hugues Ridel.

A la façade nord du corps de logis principal, divisée en quatre travées, on admire le magnifique ensemble de celle qui correspond à l'escalier, avec ses trois étages de doubles fenêtres superposées au-dessus des portes cintrées et accouplées, et son gable monumental plus riche encore que ceux des lucarnes. Au premier et au dernier étages l'allège des fenêtres porte l'hermine et la salamandre avec cette devise : Ñutrisco et extingue Les étages sont reliés par des colonnettes et des niches dont le dais porte cette autre devise : Un seul désir.

La façade sur la cour de l'aile secondaire est plus simple. Sa porte est ornée d'arabesques, de médaillons et d'un fronton.

Du côté de la rivière, au midi, la travée centrale de la façade est plus large que les autres, avec fenêtres cantonnées de deux baies plus étroites. Elle est surmontée d'une grande lucarne également à trois baies couronnées de trois gables reliés par des balustres et qui prend naissance sur le toit plus haut que les lucarnes latérales.

A l'ouest, la seconde des cinq travées en partant de gauche, a au rez-de-chaussée une petite porte avec fronton, qui, avant la transformation des douves, s'ouvrait sur un pont-levis. Elle correspond à un couloir voûté de caissons, dont l'un est orné du G des Berthelot.

A l'intérieur, il faut remarquer le grand escalier aux rampes droites et parallèles, avec voûtes à caissons ornés de médaillons des rois de France, de Louis XI jusqu'à Henri IV. Dans la salle des gardes, appelée aussi cuisine, sont un puits curieux et une cheminée restaurée. Le plafond de la salle des fêtes du premier étage et la cheminée de la chambre du roi doivent être également mentionnés bien qu'ils ne soient que des reconstitutions.

Dans le parc, près de la route de Chinon, se trouve une petite chapelle à deux travées voûtées sur ogives, datant du XVIe siècle, sauf sa façade qui a été refaite de nos jours. Elle sert de porte d'accès dans le domaine.Enfin à droite et à gauche de la grille d'entrée se voient les communs du château édifiés par Henri de Béringhen et dont les toits supportent de beaux épis du XVIIe siècle.
 
 
 
 
 
 
 


Le château d'Azay le Rideau est l'un des plus bel oeuvre de la renaissance - musée national de la Renaissance : mobilier, tapisseries et objets d'art...
  
Powered by Sigsiu.NET