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Histoire
En 1905 le château d'Azay fut acquis par l'Etat et est devenu un musée de la Renaissance.
Azay-le-Rideau avait pour armoiries : « D'azur à trois aigles d'or. »
On
peut considérer le château d'Azay-le-Rideau comme un des chefs-d'œuvre
de la Renaissance française et comme le type des demeures seigneuriales
construites au xvie siècle, quand les tours, les courtines, les douves,
devenues des moyens de défense inutiles, furent transformées et
réduites à la proportion de motifs charmants de décoration.
Construit sur pilotis en partie, jusque dans le lit de l'Indre,
l'édifice de Berthelot se compose d'un grand corps de logis ayant sa
façade principale au nord, et d'une aile en retour dans la même
direction. Chaque angle est flanqué d'une tourelle en encorbellement,
sauf l'angle nord-est de l'aile secondaire où l'on construisit en 1845
une tour cylindrique « conforme au style du château » à la place d'une
vieille tour qui datait peut-être de Hugues Ridel.
A la façade nord du corps de logis principal, divisée en quatre
travées, on admire le magnifique ensemble de celle qui correspond à
l'escalier, avec ses trois étages de doubles fenêtres superposées
au-dessus des portes cintrées et accouplées, et son gable monumental
plus riche encore que ceux des lucarnes. Au premier et au dernier
étages l'allège des fenêtres porte l'hermine et la salamandre avec
cette devise : Ñutrisco et extingue Les étages sont reliés par des
colonnettes et des niches dont le dais porte cette autre devise : Un
seul désir.
La façade sur la cour de l'aile secondaire est plus simple. Sa porte est ornée d'arabesques, de médaillons et d'un fronton.
Du côté de la rivière, au midi, la travée centrale de la façade est
plus large que les autres, avec fenêtres cantonnées de deux baies plus
étroites. Elle est surmontée d'une grande lucarne également à trois
baies couronnées de trois gables reliés par des balustres et qui prend
naissance sur le toit plus haut que les lucarnes latérales.
A l'ouest, la seconde des cinq travées en partant de gauche, a au
rez-de-chaussée une petite porte avec fronton, qui, avant la
transformation des douves, s'ouvrait sur un pont-levis. Elle correspond
à un couloir voûté de caissons, dont l'un est orné du G des Berthelot.
A l'intérieur, il faut remarquer le grand escalier aux rampes
droites et parallèles, avec voûtes à caissons ornés de médaillons des
rois de France, de Louis XI jusqu'à Henri IV. Dans la salle des gardes,
appelée aussi cuisine, sont un puits curieux et une cheminée restaurée.
Le plafond de la salle des fêtes du premier étage et la cheminée de la
chambre du roi doivent être également mentionnés bien qu'ils ne soient
que des reconstitutions.
Dans le parc, près de la route de Chinon, se trouve une petite
chapelle à deux travées voûtées sur ogives, datant du XVIe siècle, sauf
sa façade qui a été refaite de nos jours. Elle sert de porte d'accès
dans le domaine.Enfin à droite et à gauche de la grille d'entrée se
voient les communs du château édifiés par Henri de Béringhen et dont
les toits supportent de beaux épis du XVIIe siècle.
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